mercredi 14 mars 2012

Attaquer l' Iran, le plus sûr moyen d' embraser le Moyen Orient



Insurrection armée du Hamas à Gaza ; explosion manipulée des banlieues en occident ; entrèe contrainte de la France dans la  coalition contre l' Iran
Laurent Artur du Plessis, journaliste et romancier tente d'imaginer l' "armageddon diplomatique" qu'entraînerait un raid aérien de l'état d' Israël contre les centrales nucléaires de l' Iran.




200 000 missiles pointés sur Israël 


Quoique l’Iran ait une armée bien plus faible que celle d’Israël, il réagirait violemment. Il tirerait des missiles sur le territoire israélien, vulnérable parce que minuscule (20 770 km2, hors les zones occupées de Cisjordanie, de Jérusalem-Est et du plateau du Golan). 
Iran, Syrie, Hezbollah, Hamas…: au total, 200 000 missiles sont pointés sur Israël, selon son chef des renseignements militaires, le général Avivi Kochavi. La plupart (Qassam, roquettes Katioucha) portent à 40 km environ, mais des milliers d’autres à une centaine de kilomètres : aucun endroit d’Israël ne serait hors d’atteinte. Les missiles sont plus précis qu’avant et leurs ogives peuvent contenir des centaines de kilos d’explosifs, et non plus des dizaines. 


Ces derniers temps, le Hamas s’est quelque peu démarqué de l’Iran  mais certains de ses éléments entreraient en action en cas d’attaque israélienne, ainsi que des groupes salafistes en plein développement à Gaza, qui sont encore plus radicaux.


Le terrifiant Vevak (service de renseignement iranien), et les Pasdarans (Gardiens de la Révolution), qui sont le fer de lance militaire du régime, attiseraient les conflits religieux entre chiites et sunnites au Moyen Orient. Ainsi, ils pousseraient à la rébellion la minorité chiite de la zone sud-est (à forte concentration pétrolière) de l’Arabie Saoudite, dont la monarchie sunnite craint de voir l’Iran intégrer le club des puissances nucléaires.


Ils aviveraient l’antagonisme chiites-sunnites en Irak, notamment par le biais de l’Armée du Mahdi, la milice chiite de Moqtada al-Sadr. Les minorités chrétiennes du Moyen Orient, déjà opprimées, verraient leur situation empirer.


Le détroit d’Ormuz bloqué


"bloquer le détroit d’Ormuz, c’est comme boire un verre d’eau » a déclaré le commandant de la marine iranienne, l’amiral Habibollah Sayyari, en décembre dernier.




Le détroit d’Ormuz ne fait 50 kilomètres de large et 60 mètres de profondeur. Les supertankers y circulent sur deux étroits couloirs de sens contraire : y couler des gros navires obstruerait ce goulet d’étranglement par où transite plus d’un tiers du trafic pétrolier maritime de la planète. Le blocage du détroit déclencherait un nouveau choc pétrolier qui aggraverait la crise économique mondiale. 


L’OTAN entre en guerre


Il est probable que l’assaut lancé par Israël finirait par entraîner dans le conflit ses alliés occidentaux, au premier rang desquels les  États-Unis. Ceux-ci mobiliseraient alors leur formidable force militaire pour détruire en profondeur l’industrie nucléaire iranienne. La France serait impliquée, elle qui a envoyé dans la région des navires de guerre - dont le porte-avions Charles de Gaulle -, qui a installé une base navale à Abu Dhabi, près du détroit d’Ormuz et qui a été particulièrement active pour promouvoir l’embargo économique de l’Iran.


L’Iran riposterait par des attentats terroristes contre les établissements et ressortissants des pays occidentaux concernés, non seulement à l’étranger mais aussi sur leurs territoires nationaux, par le biais du Vevak. 




http://www.atlantico.fr/decryptage/israel-iran-nucleaire-frappe-etape-3e-guerre-mondiale-307592.html